High End Vienna 2026 : Le haut de gamme de la hifi mondiale fait salon
Le High End Show, organisa par la « High End Society » est le plus grand salon dédié à la haute fidélité au monde.
Installé depuis des décennies à MUNICH en Allemagne, il s’installe à présent à VIENNE, capitale de l’Autriche, mais aussi capitale de la musique classique, ville natale de MOZART.
Evolution et révolution car le site d’accueil, l’AUSTRIA VIENNA CENTER offre des capacités et des facilités plus modernes et plus vastes, notamment en termes de nombre de halls et de salles, avec une distribution logique des espaces et une étude circulatique parfaite.
Pas moins de 5 halls et 5 étages de salles avec un principe de circulation circulaire permettant à chaque exposant d’être sur un axe de passage.
Un principe bien appliqué de la CIRCULATIQUE, mon dada (https://www.jeanmariehubert.fr/livres-publies/)
Ajoutons à cela la destination, la capitale de l’Autriche et son aéroport international et ses nombreux hôtes à proximité dans ce quartier moderne de la ville.
Tout est simple ici, les transports en commun, le U bahn, les taxis et sa proximité avec le centre historique de Vienne.
Premier compte rendu sur l’essentiel de mon ressenti
High End Show Vienna Jour J matin
Ce nouveau lieu ACV est fantastique de modernité et de qualité d’accueil avec une facilité d’orientation et de circulation remarquable. 5 halls et 5 niveaux pour les 500 exposants présents, il va falloir sélectionner pour les deux jours sur place !
Remarquables écoutes dès le premier jour chez MAGICO avec la nouvelle S7 (bientôt à Pars) , chez MBL avec le 101 MkIII, et la magnifique petite Franco SERBIN, mini en taille mais énorme en scène sonore et ce design italien raffiné piloté par la légende NAGRA
Sans surprise belle prestation des Martin Logan NEOLITH pilotées par notre ami Antoine Furbur à la baguette (Nonobstant une électronique un peu « courte » sur les forte ?).





Puis enfin la grande nouveauté chez WILSON avec l’AUTOBIOGRAPHY (en statique hélas) mais la CHRONOSONIC en démo.
Grandiose … malgré un début de démo de plus de 2 minutes sur un canal qu’il nous a fallu signaler … un gag !
La richesse sonore de cet enregistrement (Saint Saens / New Symphony orchestra de Londres sous la baguette d’Alexandre Gibson) a été un grand moment en termes de dynamique, rapidité et clarté dans les transitoires (Merci à Dan d’Agostino et ses blocs mono) et de réalisme de la scène sonore
Un peu de son « physique » chez JBL avec l’Everest qui montre ses muscles.
Boum !
On est pas dans le registre réalisme sonore; mais il faut reconnaître que c’est toujours grisant …
Bad trip chez GOLDMUND
Nous y sommes allés à deux reprises avec Fabrice et somme sortis circonspects tant l’écoute était décevante….
Le matériel, la pièce ?
Le soir même lors d’un diner avec les importateurs et journalistes internationaux les plus pointus, confirmation de notre constat
Comment ceux qui tiennent le stand ne réalisent pas ce qui se passe ?
L’argent ne fait pas tout, surtout ici et cela ne fait pas de bien à l’image du high end
High End Show Vienna Jour J midi
Toujours plus fort dans la course au haut rendement, les pavillons sont plus que jamais objets de curiosité …
Chacun son truc, moi ce n’est pas mon écoute, ce n’est pas la réalité du concert
Un peu déçu de l’écoute chez TAD, mais dans les conditions de salon il faut savoir se réserver d’avis définitifs
Voilà un élément indispensable dans un système de haut niveau : le STROMTANK, ce nouveau maillon indispensable des systèmes remarquables.
Cet appareil permet non seulement de purifier le courant mais surtout de stocker du courant afin de garantir lors des transitoires (attaques des notes) une disponibilité immédiate de courant au millième de seconde.
On sait combien le courant est important et c’est la raison pour laquelle les alimentations des appareils de conception audiophile ont de grosses alimentations, de gros transfos, de grosses capa.
STROMTANK apporte un pas décisif en avant dans ce sens
Remarquable platine HELIX présentée par son concepteur Marc Döhmann.
La meilleure platine vinyle au monde ?
Les technologies sont ici d’un autre monde mais le point fondamental est l’isolation mécanique totale de la platine avec le monde extérieur.
Les constructeurs de platines ont généralement opté soit pour des suspensions élaborées pour absorber les accidents mécaniques extérieurs, soit par la masse (plateaux et socles lourds) et ici c’est par une isolation mécanique totale et dans tous les sens par des systèmes de suspensions complexes.
On peut donner un coup latéral sur la platine en cours de lecture sans aucune influence audible sur la lecture.
La stabilisation est immédiate.
Cela me fait un peu penser à ces caméras de vloging qui stabilisent l’image quand vous filmez en marchant.
A suivre.
Mais aussi la cellule à lecture optique DS Audio dans une version « abordable »
Je suis assez circonspect, bien que ne l’ayant pas écoutée, mais à entendre les sachants rencontrés sur le salon, j’ai des doutes. A suivre …
En revanche ils commercialisent une brosse formidable pour dépoussiérer les vinyles et les décharger de la charge électrostatique de la galette (1200$)
La nouvelle gamme KOETSU « Post SUGANO », mon premier fleuron dans ma carrière d’importateur High End, ne convainc pas non plus.
Pas d’écoute sur ce stand, juste une présentation.
J’ai pu échanger avec des « Koetsu users » qui disent que tout l’esprit de Yoshiaki SUGANO n’a pas suivi.
La toujours élégante gamme italienne de PATHOS (très belle écoute)
et pour le gadget ultime cette platine portative de chez THORENS ….
Rien de bien nouveau chez MUSICAL FIDELITY, mais je ne peux m’empêcher de re-citer le NU VISTA 600 dans se dernière évolution.
C’est dans sa catégorie de prix le meilleur intégré que je connaisse.
Sa conception ultra audiophile (alimentation, composants, technologies, etc) et surtout son schéma hybride avec des tubes NUVISTOR en entrée et des transistors en sortie sont LA solution
Rien de bien neuf chez EVERSOLO, mais quand on a le meilleur rapport qualité prix des streamers du marché, que peut on de plus.
Le DMP A10, récemment acquis après avoir eu un DMP A8 font mon bonheur absolu.
Il suffit de voir comment c’est construit …
High End Show Vienna Jour J après midi
Heinz, le boss déclarait que ce dont il était le plus fier, en-dehors du fait de voir le High End Show s’établir dans sa ville, c’était d’avoir fait plus dun million de gens heureux à redécouvrir la hifi abordable et le vinyle.
Donc petite galerie photo avec notamment sa platine edition limitée Harley Davidson, la débouche de bras de lecture, de platines et d’accessoires
et une soirée Project avec la formidable Anne Bisson (nouvel album vinyle dispo) et l’inégalable Hans Tessink en concert exceptionnel au Porgy and Bess Jazz Club. Soirée mémorable et gastronomique
High End Show Vienna Jour J+1 – matin
Nous étions au taquet ce matin pour découvrir/écouter les CLARISYS, la révolution annoncée dans le microcosme de l’électrostatique. Vite calmés, salle fermée, exposant absent, no show !
L’occasion d’aller faire un tour dans le hall où se trouvait la majorité des français.
Et comme l’important c’est la source, un petit tour chez les champions du monde de la plateforme de streaming QOBUZ, toujours au top avec 100 millions de titres et un choix large de la qualité CD au HiRes.
Chez ELIPSON, écoute de la LEGACY II 3230 pilotée par les électroniques de la marque. Shostakovich, les symphonies par le Boson symphonic (DGG/QOBUZ), une expérience très convaincante.
Philippe et moi fréquentons assidument la Philharmonie de Paris, on entend toujours le mélomane derrière les produits …
et merci Philippe pour ce moment d’émotion partagée avec cet enregistrement magistral i
et hop ! sur ma playlist QOBUZ bien entendu (High End Days 2025)
Chez ADVANCE PARIS, retrouvailles avec la nouvelle série NOVA qui porte bien son nom compte tenu du nombre d’innovations, double mono, entrées/sorties symétriques et surtout le wifi et le bluetooth sur slots enfichables permettant les mises à jour permanentes.
Magnifiques électroniques aussi chez ATOLL et 3D Labs, ces Français infatigables qui sont des belles vitrines de notre savoir faire
Renouveau chez YBA avec toujours le chariot CD recouvrable pour éviter toute compression sur le disque.
En effet, tout comme quand on utilise une platine vinyle, le capot doit être ouvert pour éviter de former une caisse de résonance sous le capot, le phénomène de compression de l’air au-dessus du CD en rotation est un vrai sujet.
Donc, écoutez vos CD comme vos vinyles, à l’air libre !
Et enfin, une des plus belles écoutes du salon chez DIPTYQUE avec la nouvelle DP 170. Aération, transparence, dynamique, scène sonore, tout est réuni dans ce panneau isodynamique, mêmel’esthétique et le raffinement.
On y reviendra …
On ne peut fermer le chapitre France sans évoquer le retour de Cabasse repris par LOEWE.
C’est une bonne nouvelle, car le groupe Allemand y trouve une association intelligente, ce que je partage.
Georges serait content !
High End Show Vienna Jour J+1 – après-mid
Très surprenante écoute chez GURU avec cette paire d’enceintes à 1200 €, se satisfaisant des petites électroniques ProJect.
Un effet surprenant comprend tenu de la taille. Le concepteur, un musicien professionnelle n’a écouté que ses oreilles et son obsession du réalisme de la scène sonore. Le résultat est bluffant avec un grave ample et défini.
Pour le prix, c’est assez incroyable et dépasse de loin les enceintes connectées de luxe qui font la mode aujourd’hui à prix égal.
Vu sur le stand Pro-Ject cette petite chains hifi portable livrée dans un mini flight case.
Pour ceux qui ne voyagent pas sans leur hi-fi, une palette de voyage avec équipement complet chez ProJect aux alentours de 500€
Pour ceux en revanche qui ont déjà tout, dont un équipement high end digne de ce nom, un accessoire indispensable pour éviter toute interaction mécanique dans l’environnement immédiat de votre matériel. Ces supports de découplage AG LIFTER nous viennent d’Australie et l’intérieur recherche travaille avec Marc Döhmann (le génial inventeur de la platine HELIX, mon n°1 absolu).
Vu aussi cette machine à nettoyer les vinyles par ultrasons, donc sans aucun contact avec les précieux vinyles.
Enfin quelques platines encore, dont cette édition limitée EAT par Jozefina Lichtenegger pour happy few
Le mythique bras SME et sa pltine de référence, un petit bijou …
Quand à la référence chez CLEAR AUDIO elle reste au top les années n’y changent rien
Quand un produit est abouti, tout est dit !
Les sources analogiques les plus pures, c’était comme toujours sur le stand ZAVALINKA RECORDS
Une série formidables de master d’enregistrements russes de la grande époque…
Des bijoux pour ceux qui ont un reel to reel, la source analogique absolue
Notre ami Michael adore …
Nous aussi !
Le High End, pour qui, pour quoi ?
Je dirais qu’il y deux catégories de clients :
Les mélomanes, audiophiles qui sont à la recherche du meilleur dans leur catégorie de prix, la voie alternative au mass marketing et aux marques mainstream dont le marketing fort n’aura pu séduire leurs oreilles.
Et nous le savons bien, le High End c’est un concept de fabrication avec des règles et dont seule l’écoute sera finalement décisive.
Mais il y a aussi le High End des extrêmes, à des prix stratosphériques qui semblent inabordables.
Oui, mais cela dépend pour qui !
Il y a bien des clients pour acheter un yacht chez ITAMA ou une voiture chez BUGATTI, BENTLEY, ASTON MARTIN ou FERRARI pour le bon goût ou LAMBORGHINI pour le marqueur social.
Ces clients ne vont ni dans les salons, ni dans les magasins de hifi
(la plupart de savent même pas que cela existe) et ne lisent pas les revues spécialisées car ils ne sont ni tech, ni fana, ni surtout geek.
C’est mon combat depuis 14 ans en tant que chef de rubrique high tech et lifestyle chez DANDY Magazine, 40.000 lecteurs HPA et THPA (haut pouvoir d’achat)focus sur le luxe : Leur univers !
Depuis un an maintenant DANDY est également disponible en Anglais et Italien
https://www.jeanmariehubert.fr/articles-parus/
Vous voulez savoir où et comment se vend le high end ?
Lisez ça !
Le meilleur n’est pas le plus visible
Le meilleur n’est jamais évident, il faut se donner de la peine pour le trouver.
Le High End n’est pas visible de la clientèle THPA (Très haut pouvoir d’achat)
Ils ont été touchés par le marketing le plus performant dans leur segment
Donc B&O ou Devialet aujourd’hui on a formaté leur perception du haut de gamme par un plan marketing et média puissant
Il y a les initiés de leur catégorie sociale qui opèrent un bouche à oreille dans leurs cercles respectifs
Ayant travaillé dans l’industrie je sais ce que coûte la réalisation d’un produit.
R&D, matériaux utilisés, outillage nécessaire, coûts de production.
Dans le High End, c’est pareil. J’ai collaboré avec Jacques Mahul pour la fabrication de mon enceinte ESOTER dans les ateliers de FOCAL pendant qu’il travaillait sur son produit flagship la Grande Utopia.
J’ai visité tant d’usines dans le monde et vu tant de process de KOETSU au Japon à Martin Logan aux US en passant pas Sonus Faber en Italie, pour savoir évaluer le prix réel non le prix juste fait pour une clientèle THPA.
Aujourd’hui quand je découvre la nouvelle MAGICO S7, une performance de réalisme sonore inouïe, je sais en demandant le prix, le coût réel qu’il y a derrière. Travailler le monobloc d’aluminium en une pièce relève des matériaux et techniques de l’aéronautique.
Même réflexion chez WILSON AUDIO ou MARTIN LOGAN pour ne citer qu’eux.
Ou que Dan d’Agostino pour les électroniques, pas des boites noires en tôle, des bijoux !
La haute horlogerie sur qui Dan a pris modèle sont des pièces uniques qui ont un coût réel .
Même réflexion chez MBL dont la démonstration a convaincu, mais avec quel avenir avec la reprise en mais 100% chinoise, donc avec d’autres préoccupations majeures que celles qui portent les barons de cette industrie. … wait and see
Venons en au clients potentiels du très haut de gamme ceux dont le pouvoir d’achat se situe dans les 2% de la tranche haute
Ces clients ne vont ni dans les salons, ni dans les magasins de hifi (la plupart de savent même pas que cela existe) et ne lisent pas les revues spécialisées car ils ne sont ni tech, ni fana, ni surtout geek.
Souvent multi-consommateurs dans les segments du luxe, aviation, yachting, haute horlogerie, joaillerie, immobilier de luxe cumulent les belles pièces.
Lors de reportages chez ces fournisseurs, notamment automobile, j’ai fait mon petit sondage : Clientèle Bugatti, Aston Martin, Ferrari et Maserati :
C’est là qu’il faut les trouver !
Quasi aucun d’entre eux ne connaît les marques les plus connues du high end.
Une bonne moitié pense avoir été au sommet du sujet avec B&O, Devialet ou Bose, dont le marketing puissant a pu les atteindre
Et le reste, faute d’avoir eu la révélation, ne connaît dans ce segment rien qui puisse les faire vibrer comme leur cabriolet Maserati, leur yacht ou leur Harley.
Ecoutez le podcast de Ken Kessler, un des journalistes international les plus influents sur ce sujet : ici
Il y a du boulot !
La plupart de ceux qui ont les moyens d’accéder au très haut de gamme ne savent même pas que ça existe….
Comment y arriver ?
En respectant des principes de base :
- Élégance du produit (compte tenu de la ou il va se trouver).
S’il est sculptural et s’intégre dans le décor c’est un bon point.
S’il est comparable à une œuvre d’art ou un bijou c’est un point de plus - Élégance dans l’attitude. Ressemblez à vos client sans les dépasser.
- Des produits fabriqués et distribués par des sociétés solides techniquement et financièrement (car ces personnes se renseignent avant d’acheter) et avec une réputation assise.
Exemple : Le haut de gamme par Franco Seblin
Elégance, raffinement, design épuré matériaux nobles c’est le « passeport » pour pénétrer ces milieux très fermés
Il faut les pénétrer dans les cercles dans lesquels ils évoluent il faut se donner de la visibilité où ils sont.
Ils se comparent et veulent avoir ce que leurs relations possèdent, c’est une question de statut qu’ils ont à tenir.
En dehors de cela pas de salut
Anecdote. I
l y a quelques domaines privés dans le Sud de la Corse où les banquiers et leurs clients du CAC 40 ont leur maison.
C’est un « must have » un phénomène de cooptation dans ce milieu.
Il y a quelques années un d’entre eux a acheté un ITAMA 38, marque confidentielle fleuron des yachts italiens.
Il y invitait ses voisins et relations pour faire des petits tours dans l’eau et aller manger des pâtes à la langouste dans les eaux turquoise entre bonifacio et Porto Cervo en Sardaigne le nid des riches italiens et des stars de la musique du cinéma et de la mode.
Aussitôt les proches voisins rêvaient d’un ITAMA 40, 48 ou 60.
Et aujourd’hui le petit importateur de Porto Vecchio est devenu le plus gros revendeur d’ITAMA de France, grâce à ces clients.
Il a dû construire deux ports privés pour les accueillir à Port Vecchio et à Sant’Amanza
Une opération de cobranding dans ce type de configuration lors d’un cocktail client est une bonne piste d’évangélisation
Les audiophiles avertis, quand à eux, savent où aller.
Il y a quelques points de vente en France qui ont le niveau.
Des endroits où on entre comme chez Cartier.
Pas dans un antre pour geek ou audiophiles rêveurs
Pour ceux qui l’ont connu, Philippe DEMARET recevait dans son château et on y venait de toute l’Europe.
Il avait tout compris. Aujourd’hui son fils François fait parti des 4 /5 importateurs crédibles en France et il choisit avec soin ses points de vente.
Ceux dont l’envergure se limite à un 06 n’ont aucune chance de pénétrer le marché d’y e manière pérenne.
Il faut une solide réputation qui se construit dans le temps, une structure, des hommes à la hauteur des produits, du stock, du SAV avec un ingénieur et un laboratoire, de la logistique, en un mot des moyens à la hauteur de l’ambition des marques qu’ils représentent.






















































