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Le CD est-il mort ?

Le CD est il mort ?

Retour du vinyle et dématérialisation : le CD est-il mort ?


Dandy living : Une approche de la high-tech par le style de vie.


Par Jean-Marie Hubert
Chef de rubrique High-Tech et Lifestyle chez DANDY
Article original paru dans DANDY n° 41 : Lire ICI
Rubrique : Art & Technologie
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Vécue universellement comme une révolution technologique majeure, l’arrivée du CD dans les années 80 n’a été regrettée que par les audiophiles. La dématérialisation, qui lui succède aujourd’hui, permet aux puristes de renouer avec la qualité sonore studio. Le CD est-il mort ?

Invention commune de Sony et Philips en 1982, l’arrivée du CD a provoqué un raz de marée au Salon de la Hifi au Palais des Congrès de Paris, drainant plus de 40 000 visiteurs en quatre jours.
Le Compact Disc était en effet une double révolution : ses créateurs parvenaient d’une part à numériser (digitaliser pour employer la terminologie de l’époque) la musique en une série de 0 et de 1 pour la transformer en fichier numérique, et inventaient d’autre part un nouveau support, le CD de 8 cm de diamètre, presque incassable et exempt des bruits de surface de nos anciens disques vinyles 33 tours, encombrants et fragiles.

Le CD est-il mort ?

Tout le monde criait donc au miracle technologique, rassuré par les média et les ingénieurs en informatique, à la notable exception de tous ceux dont les oreilles refusaient cette numérisation audible de leur musique préférée, qui restaient pour leur part sceptiques. En trente ans le CD a fait des progrès, mais la musique numérisée garde ce côté inhumain et froid. On a perdu une bonne partie de ce qui n’était pas numérisable : la chaleur, la présence, la dimension d’une scène sonore, la profondeur… l’émotion !

Sur le plan purement technique ce n’était d’ailleurs pas une surprise, même pour les ingénieurs créateurs de cette technologie. Sans rentrer dans des détails techniques de geek, rappelons simplement qu’un CD du commerce convertit la musique en 16 bits/44 kHz, alors que le vinyle était en équivalent en 24/192. Sans être technicien les chiffres parlent, cela s’appelle le taux de compression. Traduisez qu’il faut « compresser », donc réduire le message musical, pour arriver à faire rentrer un vinyle 30 cm dans un CD.

Par ailleurs, il faut savoir que 70% du contenu du CD étant occupé par des algorithmes de correction de lecture, il ne reste donc que 30 % pour la musique. Progrès technologique ? Certes, mais à quel prix pour la musicalité !

Plus près de nous l’arrivée des nouveaux formats de compression, destinés à alléger les fichiers pour les rendre compatibles avec les lecteurs MP3, n’a pas arrangé les choses. Ces fichiers allégés (donc ultra-compressés) peuvent certes entrer dans les iPhone et être diffusés sans peine, mais à quel prix ? Le revers de la médaille est en effet que plus on compresse, plus on s’éloigne de l’enregistrement original, donc de la qualité du Master.

Ce  constat explique d’ailleurs pourquoi on trouve aujourd’hui de nouveau des vinyles dans les bacs des magasins, et pourquoi les constructeurs de platines tourne-disques revivent des années de développement.
Fabricant de platines autrichien, Pro Ject fabrique plus de 40 000 pièces par an !

Mes derniers achats ?

La 5e de Mahler par Kirill Kondrashin, radio Moscou 1974 (Double LP)
Le dernier Diana Krall en vinyle …
et celui de mon contemporain (dont j’aimerais bien avoir le talent) : Eric CLAPTON … que du bonheur !

Le CD est-il mort ? Vinyle d'Eric Clapton

Sans recourir aux technologies du passé, tournons-nous plutôt vers le présent et l’avenir. Conscients que l’exigence croissante des mélomanes n’allait pas laisser la technologie numérique brimer ces derniers, les éditeurs ont mis sur le marché une nouvelle source capable de restituer le message musical avec la qualité idoine.

Télécharger en qualité studio, c’est possible !

Si l’on constate que les ventes de CD s’écroulent et que les rayons des magasins spécialisés diminuent de jour en jour, c’est tout simplement parce que la musique est désormais disponible en ligne, par téléchargement, avec une facilité d’utilisation déconcertante. Plus besoin de se déplacer, vous pouvez acheter la musique de votre choix de chez vous, avec la qualité de votre choix, en fonction de l’utilisation que vous souhaitez en faire.

Sur « iTunes » par exemple, vous téléchargerez  des fichiers relativement compressés (MP3 notamment). En revanche sur des sites comme Qobuz, spécialiste de musique en qualité haute fidélité, vous disposez du choix de la qualité et bien entendu du volume que le fichier nécessitera sur votre ordinateur.
Allez-y et cherchez comme moi le dernier Melody Gardot : vous souhaitez qu’il prenne le moins de place possible dans votre ordinateur ou votre lecteur nomade ?
Choisissez le MP3, il ne pèse que 16 Mo et coûte 9 euros en téléchargement. En qualité CD (16/44) : 30 Mo d’espace et 12 euros.
Il est aussi possible d’obtenir mieux que le CD, en qualité master audio (24/192 = qualité studio), moyennant 500 Mo d’espace et 15 euros !

Contrairement à une idée assez couramment répandue, la musique en téléchargement représente donc un progrès technologique important, réalisé cette fois dans le respect de la musique, avec une qualité sonore choisie et non subie, supérieure à tout ce que nous avons connu auparavant.

A présent comment reproduire cette musique dans les meilleures conditions sur votre chaîne hifi ?
Comment retrouver l’ambiance du live, retrouver l’émotion de la salle de concert ?

Concert a Pleyel
En toute simplicité, au moyen d’un nouvel appareil à placer entre votre ordinateur et votre chaîne : le DAC (Digital Audio Converter). Vous aurez besoin de cet appareil (peu coûteux) si votre chaîne n’est pas récente.

En revanche, toutes les chaînes hifi de bon niveau comportent aujourd’hui un DAC intégré, permettant de brancher directement votre ordinateur.

Ce DAC peut être raccordé par câble ou en wifi.

MICROMEGA Le CD est-il mort ?

Entreprise Française renommée dans le monde de la haute fidélité, Micromega innove et met sur le marché un DAC 100% made in France en technologie et composants, assemblé dans son usine de Boissy Saint Léger. Pour 290 euros, ce DAC haut de gamme, au design très inspiré d’Apple, constitue une passerelle entre l’ordinateur et la chaîne hifi, offrant la possibilité de disposer d’une source musicale d’un niveau bien supérieur à celle d’une discothèque CD.
L’utilisation et le raccordement sont un jeu d’enfant (sage)

Le cd est il mort

 

Allons plus loin, voyons où en est le vinyle, cliquez ICI

 

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