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ORACLE

ORACLE, la plus mythique des platines vinyle ..

Découvrez cette aventure exceptionnelle dans l’article à paraître dans un prochain numéro de Vinyle & Audio !

Marcel RIENDEAU, créateur de la mythique platine vinyle nous a quittés le 29 septembre 2026.
Il nous laisse en héritage la platine DELPHI, que Peter Moncrief, rédacteur de l’emblématique International Review déclara en 1980 la meilleure platine au monde.

Cette distinction venue de la parole la plus écoutée dans le monde de la haute fidélité high end, allait créer un tsunami.
Des USA au Japon et en Europe, le Landernau de ce monde était en ébulition.

Car c’est en conjuguant tests d’écoutes, démonstrations scientifiques et mesures en laboratoires, qu’il prouva sur 12 pages très documentées la supériorité de la Delphi à toutes les platines existantes dans le commerce.
Plus encore, il étudia dans le détail les 636 points de supériorité de l’ORACLE DELPHI sur la LINN SONDEK LP 12 qui à l’époque était considérée par le monde audiophile.

Consultez l’original de l’article de l’International Audio Review  : The Oracle speaks

Sa version française : Sur ce lien

Et aujourd’hui ces démonstrations restent d’actualité.
Les platines de très haut de gamme vus dans les salons high end cette année, de TeCH DAS à Döhmann, font certes la performance, mais à 5 fois le prix ….
Donc la DELPHI, dans sa version MK VII reste aujourd’hui, en considération de son prix, toujours la meilleure ?
Nous en sommes persuadés et il suffit de l’écouter !


C’est en 1980 à la parution de ce numéro de l’IAR, la voix la plus écoutée au monde, qu’un certain nombre d’importateurs / distributeurs Français de matériel high end, dont je fis partie, décida de contacter Marcel Riendeau pour en obtenir la distribution.
Convoqués au salon du CES à LAS VEGAS en janvier 1981, puis à l’usine de SHERBROOKE au Canada en suivant, nous avons pu obtenir cette distinction suprême

A suivre dans le prochain numéro de Vinyle & Audio !


Marcel Riendeau speaks ….


 

En complément de l’article, voici de quoi satisfaire les lecteurs qui en veulent plus ….

Ce que j’ai appris de fondamental avec Marcel Riendeau sur les platines tourne disque, ses observations et ses solutions.

A la fois basées sur des fondements scientifiques et des tests d’écoute, on comprend dans les grandes lignes pourquoi Peter Moncrief et l’international Audio Review lui ont décerné l’ultime classification : Class 1.
La meilleure platine au monde !

C’est toujours le cas aujourd’hui, car ses solutions techniques permettent dans une catégorie de prix loin des platines high end à prix stratosphériques, n’ont fait que résoudre les mêmes problèmes avec des technologies infiniment plus coûteuses.

Dans un premier temps, écoutons les enseignements basiques que m’a transmis Marcel Riendeau en 1981 à Sherbrooke :


A – Observations


Le sillon, sa nature et ses problèmes. 

L’information musicale que renferme le disque apparaît sous la forme de modulation du sillon. 

Ces modulations sont l’équivalent mécanique des ondes acoustiques produites par les instruments et captées par les microphones dont l’ultime finalité est d’être transmises à votre chaîne par l’intermédiaire du disque, sans aucune modification.

Les vibrations imprimées à la pointe de lecture copient exactement les modulations du sillon et sont transformées en signal électrique à l’intérieur de la cellule, puis transmises à votre préamplificateur phono. 

Malheureusement, toute vibration mécanique, même étrangère à l’information contenue dans le sillon, est susceptible d’être captée par la pointe de lecture à la manière d’un microphone et transmise à votre chaîne. 

De ce point de vue, il apparaît tout à fait évident qu’isoler la pointe des vibrations mécaniques parasites, revêt une importance primordiale lors de l’élaboration d’une platine. 

La pointe de lecture ne doit lire que le sillon et non le disque lui-même, le plateau ou le châssis. 

Elle ne doit pas non plus subir l’influence de l’environnement acoustique que ce soit sous la forme d’énergie acoustique rayonnée par des enceintes ou de vibrations du moteur, ou de la suspension, ou de celle provoquée par le passage de personnes près de la platine. 

La plupart des constructeurs se préoccupent fort peu de ces problèmes et les quelques bonnes platines existantes sont bonnes précisément parce que les constructeurs leur ont prêté une attention. 

Aucun cependant n’a tenu compte de ce qui est peut-être la source la plus importante de vibrations mécaniques parasites :  le disque lui-même !

Nous sommes les premiers à avoir réussi à intégrer le disque au processus de lecture. 

En effet, il ne suffit pas de mettre au point une bonne platine puis de poser un disque sur le plateau.

Car si le vinyle est une matière tout indiquée pour emmagasiner l’information musicale sous forme de modulation dans le sillon, le processus de lecture de cette information crée de graves effets secondaires, inhérents à la nature même de cette substance.

Ces désavantages sont les suivants :

1 – Résonance du vinyle

Les accélérations latérales et verticales, imprimées à la pointe de lecture par les modulations du son, donnent naissance à des forces de l’ordre de 1000 g, 1000 Newton,c’est-à-dire 1000 fois la force de gravitation terrestre.

Toute matière est apte à résonner à certaines fréquences, surtout si on l’excite avec suffisamment d’énergie. 

Or, le vinyle est une matière particulièrement sensible à cet égard. 

Les sonorités âpres et crispées dont sont victimes bien des chaînes actuelles, 

proviennent en fait de ce que la pointe de lecture capte ces résonances mécaniques du vinyle, résonances qu’elle a lui même créées. 

2 – Le vinyle, substance qui emmagasine d’énergie. 

Le vinyle est une matière élastique, c’est-à-dire qu’il peut retenir pendant un certain temps, l’énergie qui lui est communiquée à la façon dont ressort que l’on comprime pour ensuite la libérer.

Or, lorsque la pointe lit un transitoire, une onde de choc qui crée dans l’énergie emmagasinée par le disque

Après avoir entendu la transitoire, vous en entendez l’écho lorsque le disque libère cette énergie.

Cela se traduit en pratique par une perte de honnêteté et un empâtement de toute la musique, car ce phénomène se reproduit tout au long de la lecture du disque.

3 – Le vinyle, transmetteur d’énergie acoustique

À cause de cette sensibilité du vinyle, l’énergie acoustique en provenance des enceintes surtout, mais aussi de toutes les sources de bruit environnantes est captée et emmagasinée par le vinyle, puis transmise à la pointe de lecture sous forme d’une vibration parasite, avec comme résultat, une perte générale de netteté, de définition, accompagnée d’une enflure des graves.

4 – Les voilures

Nous connaissons trop bien ce problème qui est encore une fois dû à l’élasticité du vinyle.

Les voilures peuvent déstabiliser une chaîne entière, changer la hauteur des notes en déformant le sion et plus généralement, donner naissance à des signaux infrasoniques,  affectant tous les éléments de la chaîne.

Il y a toujours une partie d’un disque voilé qui se trouve sans contact avec le plateau, littéralement « suspendu en l’air » ce qui le rend encore plus sensible aux excitations.


B – Solution :  l’isolation du sillon


Si l’on veut que seule l’information gravée dans le sillon soit lue, il faut isoler le sillon du reste du disque et c’est précisément cela que fait la platine Oracle : 

1 – Système de couplage du disque

La méthode utilisée comprend l’usage d’un couvre plateau spécial d’un dispositif de couplage, vissant et d’un anneau fusé qui surélève légèrement la portion central du disque, les croquis suivant aideront à se faire une idée plus précise de ce que ce système révolution de la construction des platine.

Le croquis 1 illustre de façon exagérée comment un disque est lu sur les platines basiques.

À cause des voilure, certaines portions du disque ne repose plus sur rien. 

Il y a des poches d’air entre la surface et le couvre plateau.
De façon générale, le disque ne se trouve que partiellement en contact avec la platine, il peut résonner et vibrer sous l’action des chocs mécaniques, imprimés par le passage de la pointe de lecture.

Le croquis 2 illustre à la position du disque sur le support central, fuselé de la platine.
Or le croquis 3 montre comment le fait d’exercer une pression légère et uniforme sur l’étiquette avec la main, par exemple, crée une pression également uniforme sur toute la périphérie du disque.

Enfin, le croquis 4 montre comment l’application d’une force parfaitement uniforme sur toute la périphérie de l’étiquette contre l’ensemble de la surface gravée contraint à adhérer au couvre plateau.
Cette adhérence se fait par succion car il se crée un vide sous le disque.

L’avantage de cette méthode est que la surface entière gravée du disque est forcée de rester en contact étroit et solidaire avec le couvre plateau, avec comme résultat, l’absorption quasi complète des résonance du vinyle.

En outre, le vinyle est maintenant incapable d’emmagasiner de l’énergie, celle-ci se trouvant absorbée par le couvre plateau.

À cause de la tension qui empêche de réagir au vibrations extérieures, il ne transmet plus l’énergie acoustique à la pointe de lecture.

Enfin, les voilure sont supprimées.

Conclusion, le sillon se trouve maintenant isolé la pointe de lecture ne lit que l’information qu’il renferme

Il s’agit là d’après nous d’un progrès appréciable dans l’élaboration des platines, un progrès dont nous sommes à juste titre très fiers.

Les autres aspects fondamentaux de la mise au point ne doivent cependant pas être négligés.

Si nous sommes fiers de notre intégration du disque au processus de lecture, nous le sommes tout aussi bien de la conception et de la fabrication des autres éléments de la platine.

Isoler la pointe de lecture des vibrations parasites du vinyle, c’est bien, mais il faut aussi l’isoler des vibrations parasites produites par le dispositif du tourne disque lui-même.

L’isolation du sillon est donc le résultat d’une approche tenant compte de tous les éléments du système. 

2- Le couvre plateau

Les propriétés du couvre plateau prennent ici toute leur importance.

Il doit être plat ,sans protubérance, afin de ne pas retenir sous le disque des poches d’air, qui pourraient entrer en résonance et exciter le vinyle.

Il doit être fabriqué d’une matière qui se colle littéralement au vinyle et qui puisse en absorber les vibrations, avant qu’elles ne soient retransmises à la point de lecture.

Son diamètre doit être légèrement inférieur à celui du disque, afin que le rebord du extérieur ne soulève pas le disque au point de lui faire perdre appui sur le couvre plateau.

Le couvre plateau de la platine Oracle répond en tout point à ses exigences.

(NDLR : Il s’agit à l’origine d’un couvre plateau français de marque)

3 – Le plateau

Comme tous les autres éléments, à l’exception des pièces acryliques et de l’axe porte plateau, le plateau de la platine Oracle est fabriqué d’un alliage spécial d’aluminium et de magnésium avec précision à la fois robuste et rigide.

L’inertie du moment angulaire d’un volant en rotation étant la seule méthode connue d’empêcher le scintillement causé par la vitesse lors de la lecture d’une transitoire. 

La masse du plateau est en majeure partie répartie sur son bord extérieur.

Le passage de la pointe sur une transitoire de niveau élevé suffirait à ralentir momentanément un plateau léger et même un dispositif d’asservissement de la vitesse ne servirait à rien, car la correction n’interviendrait qu’une fois l’erreur déjà produite.

Un plateau de table de lecture est habituellement fabriqué en métal et possède une surface importante, ce qui rend extrêmement sensible aux résonance et plus généralement à toutes les vibrations mécaniques.

La plupart des platines se servent du couvre plateau pour amortir leur plateau, mais nous croyons plutôt que le plateau doit être non résonnant par lui-même.

La bande incrustée dans le bord du plateau Oracle est un piège à onde périphérique, faisant lui aussi l’objet d’un des nombreux brevets déposés.

Elle est faite d’un élastique spongieux, qui capte et retient les vibrations qui se propagent dans le métal du plateau.

La présence de cette bande, de même que celle d’un alliage moins résonnant que d’habitude, fait que notre plateau résonne sensiblement moins que la grande majorité des autres plateaux.

Pour vous en convaincre, retirer le couvre plateau de n’importe quelle autre platine et tapez légèrement avec l’ongle sur le bord du plateau. 

Répétez l’expérience avec le plateau de l’ORACLE et les résultats seront éloquents.

4 – Le palier

Le palier de la platine Oracle est très particulier.

L’axe porte plateau est fait d’acier ultra robuste avec une précision de 0,0002 pouces.

Un traitement au chrome assure à la surface un excellent coefficient de dureté de plus de 70 Rockwell.

La pointe est fabriquée d’un alliage de carbure et de tungstène, une matière de deux fois plus dur que l’acier inoxydable.
Il est virtuellement, inusable dans ce genre d’utilisation, car son coefficient dureté est de plus  de 90 Rockwell

Nous avons choisi pour sa dureté et sa résistance à l’usure, une plaque de butée en céramique, car cet élément de la platine ne doit subir absolument aucune flexion.

Si la plaque de butée ploie, un très petit déplacement du plateau tout entier s’en suit, que la pointe capte sous forme de signal infrasonique ou d’un ronronnement parasite.

 La céramique de qualité industrielle utilisée ici n’a rien de commun avec la porcelaine ordinaire, que le mot céramique peut évoquer dans l’esprit du profane.

Par sa faculté d’acquérir un très haut poli de 2 microns et par sa dureté, elle ressemble plus au diamant.

Il est impossible à la pointe du palier d’user cette plaque de butée, si peu que ce soit.

L’industrie aéro-spatiale utilise ses matériaux dans des applications les plus critiques ou le compromis n’a pas sa place.

La bague Oracle est d’une qualité encore jamais vue dans un palier de platine.

Conçu dans un nylon lubrifiant, elle présente un coefficient de friction négligeable.

La charge imposée au moteur se trouve ainsi réduite et l’axe tourne dans la bague sans jamais aucune secousse.

Contrairement aux bagues normales, la matière employée ne crée aucun bruit, mais absorbe et dissipe dans le sous châssis toute vibration engendrée par la rotation.

De la même manière que le piège à ondes périphérique du plateau, l’absorption des vibrations contribuent de façon appréciable à l’isolation du sillon puisqu’elle aide à empêcher les vibrations parasites d’atteindre le disque et donc la pointe de lecture.

5 – Le sous châssis

Le sous-châssis c’est-à-dire le support principal de l’ensemble flottant de la platine ORACLE a également fait l’objet d’une étude toute spéciale  : Voir les croquis 6 et 7.

L’emploi d’un feuilletage à sept couches dont quatre alliage d’aluminium et de magnésium, séparées par trois couches d’agent liant le tout jouait ensemble sous une pression énorme, procure des avantages trôné du point de vue de la performance

L’ensemble des sous châssis est très rigide, tout en étant extrêmement inerte.

Or, son assez grande dimension pourrait le rendre sensible aux vibrations.

Cette sensibilité est diminuée par les trois couches d’agent liant interne qui découple les quatre couches métalliques les unes des autres et agissent donc comme des barrières à la transmission des vibrations, qu’elles absorbent et dissipent.

La géométrie du sous châssis revient aussi une importance particulière. 

Voir croquis 6.

Nous en avons, autant que possible, réduit la surface (toute grande surface, se comportant comme un diaphragme capteur) et nous avons concentré la majeure partie de la masse dans le voisinage du palier, afin d’en absorber et de dissiper les vibrations.

En général, la répartition de la masse du sous châssis est critique et nous avons dépensé beaucoup de temps et d’efforts à la calculer exactement pour que le sous châssis, n’en pas de coloration parasite, absorbe les vibrations et repose correctement sur les ressorts donc chacun possède sa propre constante de rappel, permettant un accord. Parfait de la suspension.

Dans l’étude du sous châssis, on a aussi tenu compte de la méthode de fixation de la plaque de montage du bras de lecture.

Il est préférable, d’après nous, d’enfermer complètement cette plaque dans un prolongement circulaire, rigide et inerte du châssis.

Toute tendance de la plaque à la microphonie se trouve ainsi minimisée et il est facile de la maintenir au niveau du sous châssis.

Du point de vue de la répartition des masses, la masse du bras est mieux intégrée à celle de l’ensemble flottant.

Cette approche nous paraît grandement supérieure à celle des platines classiques dans lesquelles la plaque de montage du bras est fixée au-dessus du châssis et en dépasse les bords.

Pour garantir que le bras ne dérange pas l’accord de la suspension, nous mettons à disposition un jeu de différents ressorts, permettant d’adapter la suspension aux bras de poids inhabituel.

Enfin, parce que l’orifice de montage est excentré, il suffit de faire tourner la plaque de montage selon la longueur du bras de lecture utilisé.

Pour faciliter les changements de bras, la plaque et son support circulaire sont marqués de repères graduée qu’il suffit d’aligner pour obtenir le réglage parfait lorsqu’on passe d’un bras à l’autre. 

6 – La suspension
(Brevet déposé également)

La suspension de la platine Oracle est un chef-d’œuvre d’élégance fonctionnelle.

La tâche principale d’une suspension de platine et de filtrer les vibrations extérieures 

En d’autres termes toutes vibrations dont la fréquence supérieure à la fréquence de résonance de la suspension, est empêché de parvenir au dispositif tourne disque.

En général, on cherche à accorder la fréquence de la suspension le plus bas possible.

En effet, plus on est proche de 0 Hz, moins il existe de sources d’énergie dans ce monde extérieur, capables d’interaction avec la platine.

La suspension Oracle utilise un sous châssis, flottant accordée à 3,5 Hz.

Il va de soi que cette propriété de la suspension contribue de manière appréciable à l’isolation du sillon par la platine Oracle.

Nous lui avons donc consacré une étude poussée et dans plusieurs de ses détails, elles diffèrent de tout autre suspension que nous connaissons.

Le facteur le plus important qui démarque notre suspension par rapport aux autres, est sans doute le fait que le centre de gravité de la partie flottante se trouve exactement à la hauteur des points de fixation des ressorts.

Ainsi, contrairement aux autres platines, dont le point de fixation des ressorts se trouve à un niveau très différent de celui du centre de gravité de leur dispositif tourne disque, le dispositif de la platine Oracle se trouve protégé contre les oscillations horizontales pouvant être induites par la rotation du plateau au démarrage ou par des sources extérieures.

Dans le cas d’une suspension flottante conventionnelle, illustré au croquis ci-dessus, , il existe une grande distance verticale entre le centre de gravité de la masse mobile et les points de fixation des ressorts.

Ces points de fixation se comportent donc comme des pivots par rapport auxquels le sous – châssis entier peut osciller horizontalement.

Cela est bien entendu, impossible dans la platine Oracle, car le centre de gravité se trouve au même niveau que les points de fixation des ressorts (voir croquis numéro 9)

Le sous- châssis flottant est donc naturellement stable, ce qui le protège complètement contre les chocs, telles que ceux causés par le passage de personnes près de la surface sur laquelle est posée la platine et aussi contre les oscillation induites par sa propre rotation.

Cette position de centre de gravité nous a aussi permis de compenser le déplacement latéral du sous châssis sous l’action de la courroie, en plaçant tout simplement la poulie en hauteur sur le même plan horizontal que les ressorts et en réglant ceci de manière appropriée.

Croquis n° 10

Ces ressorts ont été spécialement mis au point pour Oracle.

Les spires du ressort sont de diamètres différents et donnent à l’ensemble l’allure d’une cloche.

Ce type de ressort à l’avantage de réduire considérablement les problèmes de propagation des résonances d’une spire à l’autre, propre au ressorts cylindriques.

De plus, sa parfaite linéarité présente un avantage important par rapport aux ressorts coniques.

Le caoutchouc éponge, en découplage, offre en plus l’avantage d’amortir le boîtier supérieur du logement qui supporte le sous châssis

Autre fait important, les ressorts sont très bien découplés des logements supportant le châssis (voir croquis 10) et cela grâce à deux matières différentes :

Le support en polyéthylène est le principal isolant entre le ressort et l’ensemble flottant.

Or, il se trouve en plus isolé à la fois du dessus du logement et du support par une couche de caoutchouc éponge, qui, avec le support en polyéthylène, forme une barrière efficace s’opposant à la pénétration des vibrations, des ressorts dans le sous châssis.

Enfin, détail très important, la couche de matière éponge se comporte comme un deuxième ressort couplé au ressort principal, mais dans le sens opposé.

Alors que le principal s’étire vers le bas, la matière éponge, se comprime vers le haut.

Cet ensemble de ressort à double action et très efficace et contribue de manière appréciable à l’isolation du sillon.

Un autre grand avantage pratique, découle de cette configuration du dispositif à ressort, (voir le croquis 10), l’arbre porte-ressort, sort par le haut du logement, ce qui permet d’ajuster la position du sous châssis sans avoir, comme dans le cas des autres platines, à retirer la plaque du dessous et à procéder à un ajustement long et fastidieux des ressorts à l’intérieur du socle.

De plus, dans les platines conventionnelles de ce type, on règle la suspension en comprimant où on étirant les ressorts. L’accord de la suspension, subit ainsi des changements imprévisibles.

Dans le cas de la platine Oracle, par contre la mise à l’horizontale, s’opère par une rotation de l’arbre, porte-ressort qui abaisse ou élève tous les dispositifs sans compression, ni étirement du ressort.

Ainsi, l’accord de la suspension demeure tout à fait indépendant du niveau de la suspension.

Il s’agit d’une propriété extrêmement importante.

Comme on peut s’en rendre compte, les élégants socle de la platine, cachent d’inondables et ingénieux détails techniques. 

7 – Le moteur

Le moteur de très grande qualité de la platine Oracle est de type synchrone à 24 pôles, avec un niveau de vibrations très faible.

La vitesse d’un moteur synchrone suit exactement la fréquence de la tension du secteur et seul les variations de cette tension, encore jamais vues pourraient en affecter la marche.

Le choix de ce moteur a fait l’objet d’un compromis en ce que nous aurions pu opter pour un moteur à coupe plus élevé.

Cependant, les vibrations augmentent avec le couple moteur, et nous avons décidé de les minimiser pour des raisons bien évidentes.

Le couple moteur choisi est de toute manière largement suffisant pour une platine d’usage normal.

Mais si peu que soit, tous les moteurs vibrent….

Nous nous sommes donc efforcés par tous les moyens d’empêcher ces vibrations de parvenir aux dispositifs de lecture, afin de maintenir l’isolation du sillon.

La platine est donc entraînée par courroie, celle-ci agissant comme un filtre naturel entre le moteur et le plateau.

Autre détail important, le moteur est solidement fixé au socle et n’a pas d’autre contact avec le dispositif tourne-disque, que par l’intermédiaire de la courroie et de la suspension. 

8 – La poulie moteur

La poulie moteur est désignée avec une précision dans le même alliage d’aluminium et de magnésium, que le reste de la platine.

La tolérance et la concentricité inférieure à 0,0005 pouces

La gorge de la poulie à la forme d’un U (voir croquis 11) et empêche tout déplacement vertical de la courroie lorsqu’elle défile sur la poulie.

La rotation uniforme du plateau est ainsi assurée.

Comme le fait de fixer le moteur de la platine nécessite de placer la poulie à une hauteur plutôt élevée, il y avait le risque qu’une oscillation ,même minuscule de l’arbre moteur, soit amplifié au niveau de la courroie par la hauteur de la poulie.

Nous avons donc concentré la majeure partie de la masse de la poulie près de l’arbre et c’est pour cela que la partie supérieure est évidée par le haut (voir croquis numéro 12)

Enfin, la poulie est à deux étages ,pour la marche 33 1/3 et 45 tr/m. 

9 – La courroie

L’usage d’une courroie circulaire de 0,07 pouces de diamètre pour la platine Oracle, assure le minimum absolu de contact entre la courroie et le plateau (voir croquis numéro 13)

Le frottement, ainsi que la transmission des vibrations du plateau par la courroie seront réduits au minimum

D’autre part grâce à la forme en U de la gorge de la poulie, son contact avec la courroie et donc le couple appliqué au plateau ets maximum.

Un bon tiers de la surface de la courroie se trouve en effet en contact avec la gorge.

Les courroies normales ont tendance à se tordre.

Pour éviter ce phénomène, nos courroies sont fabriqués de Néoprène moulé avec une précision par injection.

La courroie ne peut donc pas se tordre et n’a aucun renflement.
Contrairement aux courroies tournées à la meule et dont il faut joindre les bouts, l’erreur de tolérance du diamètre est négligeable.


C – Notice technique


Le marché actuel des platines étant amplement pourvu  d’appareils qui se comportent très bien dans les mesures des paramètres traditionnels : Rronronnement, pleurage et scinetillements, mais qui sont plus ou moins incapables de donner une restitution musicale sans voile, sans coloration désagréable.

D’autre part, les quelques platines dont la qualité de restitution est honorable, passent des tests traditionnels haut la main.

La conclusion s’impose donc : Ces paramètres, bien que nécessaires, ne suffisent pas .
D’autres facteurs importants existent qui distinguent les bonnes platines de la masse de la production .

Il est difficile de faire correspondre l’appréciation subjective de la musique, restitué par une platine à des paramètres quantitatifs mesurables.

Oracle annonce un nouveau paramètre, dont la mesure est répétable et vérifiable avec précision et qui fournit enfin une correspondance entre la qualité subjective d’une platine et sa performance mesurée.

La mesure de l’isolation du sillon

Ces graphiques, constituent une illustration de la remarquable, différence audible lorsqu’on évalue comparativement la performance musicale de la platine Oracle

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